L'atelier occupe l'étage du magasin, avenue de l'Indépendance à Monastir. Cinq personnes y montent environ deux cents paires par semaine, et pas une ne sort sans être passée deux fois sous le frontofocomètre.
Le palpage
Un stylet fait le tour de la rainure du cercle et en relève le profil en trois dimensions, point par point. Sur une monture percée, il n'y a pas de rainure : on palpe un gabarit et l'on positionne les perçages à la main, au centième. C'est l'étape qui décide si le verre tiendra ou jouera.
Le centrage
Le centre optique du verre doit tomber exactement devant la pupille. Deux millimètres d'écart sur une correction moyenne introduisent un effet prismatique que le cerveau compense, au prix d'une fatigue que le porteur attribuera à autre chose. C'est l'erreur la plus fréquente du métier et la plus difficile à faire reconnaître.
Un verre mal centré se porte. C'est bien le problème : on s'y fait, on a mal à la tête, et on ne fait pas le lien.
Le contrôle
Chaque paire est vérifiée au frontofocomètre avant et après montage : puissance, axe du cylindre, écart pupillaire, centrage. Les valeurs sont consignées. Si vous nous appelez dans cinq ans, nous retrouvons votre montage exact et le verre posé dessus.
L'atelier se visite le jeudi à quatorze heures, sur inscription, par groupes de dix. La visite dure une heure. On y voit surtout que le montage d'une paire de lunettes n'a rien d'automatique, ce qui est l'essentiel.
Wael Optique — Wael Optique, Monastir.








