C'est le malentendu le plus coûteux que nous rencontrions. Un adulte qui devient myope s'en aperçoit, parce qu'il a connu autre chose. Un enfant myope depuis toujours pense que le monde est ainsi, et ne se plaint de rien.
Avant un an, si quelque chose alerte
Un strabisme, même intermittent, un œil qui ne suit pas, un reflet blanc sur une photo au flash : ce sont des motifs de consultation immédiate, pas d'attente. Un antécédent familial fort de forte myopie ou d'amblyopie justifie également un premier examen précoce.
À trois ans, systématiquement
C'est l'âge auquel un enfant peut désigner des images et coopérer à un examen, et il reste dans la période où une amblyopie se rattrape encore complètement. Passé six ou sept ans, le système visuel se fige : un œil qui n'a pas appris à voir ne l'apprendra plus tout à fait.
L'amblyopie ne fait pas mal, ne se voit pas et se soigne très bien — à condition d'être trouvée avant l'âge de sept ans.
À l'entrée au primaire, puis tous les deux ans
La myopie apparaît le plus souvent entre huit et douze ans et progresse par paliers. Un contrôle tous les deux ans suffit en l'absence de signe ; tous les ans si l'enfant est déjà équipé. Un enfant qui se rapproche de la télévision, plisse les yeux ou se plaint de maux de tête en fin de journée doit être vu sans attendre l'échéance.
Nos contrôles enfant sont gratuits et durent trente minutes. Ils ne remplacent pas une consultation ophtalmologique, et nous orientons systématiquement dès qu'un doute dépasse la réfraction.
Ines Chaabane — Wael Optique, Monastir.








